Les technologies de tri avancées, notamment la spectroscopie proche infrarouge, la spectroscopie Raman, l’étiquetage RFID, les systèmes d’identification numérique et la vision par ordinateur assistée par IA, révolutionnent le recyclage textile. Ces technologies permettent la classification et le traitement automatisés des matériaux à une échelle et une précision auparavant impossibles.
Ces technologies résolvent le goulot d’étranglement du tri qui a limité la mise à l’échelle du recyclage, atteignant une précision de 95 % à 98 % et traitant les matériaux à des vitesses industrielles. Grâce à l’élimination de la main-d’œuvre et à l’optimisation des processus, elles permettent une réduction des coûts de 25 % à 35 %, transformant fondamentalement l’économie et la faisabilité du recyclage textile.
La spectroscopie proche infrarouge (NIR) constitue le fondement du tri textile automatisé. Chaque matériau possède des signatures spectrales caractéristiques dans les longueurs d’onde infrarouges. Différentes fibres, notamment le polyester, le coton, le nylon, l’acrylique, la laine, la soie et l’élasthanne, possèdent chacune des signatures spectrales distinctes permettant leur identification.
Au-delà de l’identification des fibres, les systèmes avancés détectent désormais les contaminations subtiles nécessitant un traitement spécial ou une élimination. Les métaux lourds, les polluants organiques persistants, la contamination microbienne et d’autres substances dangereuses peuvent être détectés par analyse spectroscopique combinée à des capteurs chimiques.
Les installations modernes de recyclage textile intègrent plusieurs technologies dans des systèmes cohérents. Une installation qui nécessitait historiquement entre 20 et 30 trieurs manuels plus des manutentionnaires supplémentaires peut désormais fonctionner avec 4 à 6 travailleurs supervisant les systèmes automatisés et gérant les exceptions. Cela améliore à la fois l’efficacité des coûts et la fiabilité des processus de manière significative.





